vendredi 1 février 2008

Les indigènes dans l'armée Française

[fusil Lebel modèle 1886, fusil de l'armée Française adopté en 1887 qui a été largement utilisé jusqu'aux lendemain de la Première Guerre mondiale puis pendant la Seconde Guerre mondiale]




I-Quelques corps indigènes de l’armée française :
1.Les zouaves :
Les zouaves sont des unités d’infanterie qui doivent leur nom à la confédération tribale kabyle des Zouaouas(Igawawen en kabyle).



L’uniforme des zouaves est assez compliqué et inconfortable. Les zouaves portent une chéchia un turban, une veste courte, une large ceinture de toile, le pantalon bouffant ou le "séroual", des guêtres blanches et des jambières.Une des raisons du petit nombre d’unités de zouaves dans les armées de l’époque est le coût supplémentaire de cet uniforme particulier, supérieur à celui des uniformes à la coupe simple et produits en grande série des autres unités.





La devise des zouaves français est : « Être zouave est un honneur. Le rester est un devoir. »



Les régiments de zouaves sont le 1e,2e,3e ,4e ,8e ,9e ,11e ,12e ,13e, 14e ,21e ,22e ,23e et29e régiments.



Les zouaves combattent sur plusieurs fronts notamment durant la conquête de l’Algérie, les Campagnes du Second Empire et pendant la première guerre mondiale.


2.Les tirailleurs algériens :



[Photo: tirailleurs sénégalais, Raymond Poincaré et le général Mangin passent en revue un régiment de tirailleurs sénégalais à Fismes dans la Marne, 2 avril 1917]
Les Tirailleurs algériens
sont des unités d'infanterie formées en Algérie du temps de l'« Algérie française ». Le premier régiment de tirailleurs algériens est lui crée en 1856. L’uniforme des tirailleurs algériens est composé d’une veste de teinte bleu céleste, d’un galon jaune qui sur le devant dissimule une fausse poche et qui remonte vers l'épaule en dessinant un trèfle , d’un pantalon("séroual" ) bleu ciel ou blanc , d’une ceinture ,et d’un "chèche" ), ou d’une "chéchia" .



Les régiments de tirailleurs sont le 1er ,2e ,3e ,6e ,7e ,8e ,9e ,11e,13e et 19e régiments.


Les tirailleurs algériens effectuent des missions durant la guerre de 1870, la première et la seconde guerre mondiale et la guerre d’Indochine.



3.Les goumiers marocains :

[photo prise en 144 par Léo Durupt, goumiers ayant libéré le Val d'Ajol]
Les goumiers sont des soldats marocains de l’armée française ayant existé de 1908 à 1956.





Un Tabor est constitué de 3 à 4 goums. Un goum regroupe environ 200 goumiers.

A l’origine les goumiers sont formés le 3 octobre 1908 pour assurer des opérations de police en Chaouïa (au sud de Casablanca). Ce sont des unités d’infanterie mais aussi de cavalerie.

Leur uniforme est composé d’une djellaba propre à chaque goumier, d’une gandoura, d’une ample veste, d’un "séroual", de chaussures appelées "naâïl", d’un "khiout" (constitué par un écheveau de laine brune) ou d’une "rezza" (coiffure marocaine particulière) et parfois d’un chèche kaki clair. Il y a 4 GTM (Groupement de tabors marocains composé de 3 tabors) crées de 1908 à 1956.





Les goumiers effectuent des missions durant les deux guerres mondiale, la guerre d’Indochine et durant les campagnes colonisatrices française aux Maghreb.

II-Le rôle des indigènes durant les guerres de colonies :
1.Les conditions des indigènes dans l’armée française
:
Les colonies sont composées de beaucoup d'hommes qui peuvent servir à alimenter la métropole. Malgré les résistances rencontrées par le recrutement, la France a constaté que les soldats des colonies se sont bien battus et qu'ils sont assez bien intégrés dans l'armée.


Le passage dans l'armée française est donc probablement décisif pour les colonisés, sans doute plus pour ceux que l'institution militaire intégra. Mais malgré cela, ils ne sont jamais traités et considérés à l'égal des soldats français. Au niveau des grades : aucun indigène ne dépasse le grade de lieutenant. Les mauvais traitements et les humiliations sont souvent pratiqués à leur égard.


2.Les conséquences de cet engagement :
La participation des troupes coloniales dans les différentes guerres est comme un secours pour la métropole. Elle apparait aussi comme le symbole de l'Empire et cette participation aux combats est un témoignage de leur attachement à la France et a son œuvre colonisatrice.


Les indigènes participent à toutes les batailles et acquièrent un certain prestige.
Sur le front, ils jouissent d'une image positive et soutiennent leur réputation d'unité d'intervention de choc, ceux de combattants ayant une grande résistance physique. Ils conservent cette image dans toutes les confrontations militaires.L'Empire sert bien la France et les alliés durant les conflits. Même qu’il joue un rôle de tout premier plan, beaucoup sont morts pour la défense de la France et surtout pour les droits de l’homme. Comme on peut considérer cette participation comme une formation pour les soldats coloniaux, la plupart d'entre eux servirent leurs pays un peu plus tard. Et avant tout, ils apprennent à défendre leurs droits, et à mieux s'organiser. Alors avant de défendre la France, ils défendent leurs pays ; aussi pour être libérés.


En 1944, l’armée française compte alors 350000 soldats indigènes dont 134000 algériens, 73000 marocains, 26000 tunisiens et enfin 92000 soldats d’Afrique noire qui sont militaires de carrière ou engagés volontaires. Ils participent à toutes les batailles : de la Tunisie à l’Alsace en passant par l’Italie, la Corse et la Provence. Ils se battent pour ce qu’ils considèrent comme leur pays. Ils sont zouaves, chasseurs, tirailleurs et forment cette « armée d’Afrique » qui constitua l’une des composantes les plus importantes de l’armée française.


III- Les indigènes pendant la première guerre mondiale :
1.Comment le recrutement s’est il fait ?
En août 1914, date du début de la première guerre mondiale, le haut-commandement français décide d’utiliser des troupes indigènes dans le conflit.

Pour cela, il fait appels à l’engagement dans les colonies, notamment en Afrique occidentale et équatoriale française.Blaise Diagne, premier député noir africain à l’assemblée nationale française, prend le relai et gère le recrutement : Il appelle toutes « les populations africaines » au loyalisme patriotique et au rassemblement sous les plis du drapeau de la "mère patrie" .


Cependant, ces appels ont engendré en 1915, la naissance d’une résistance au sein des populations indigènes, et dont le recrutement forcé est brutalement ralenti. C’est échec total pour la France.Avec l’arrivée en 1917 de Georges Clemenceau au poste de la présidence du conseil, Diagne devient commissaire de la république. Il entreprend une nouvelle campagne de recrutement en Afrique noire et de manière plus pacifique :Offre de primes aux indigènes : allocations, création d'écoles, exemption de l'indigénat, citoyenneté française, …Cette campagne a permis le recrutement de 63000 hommes en Afrique occidentale française, et de 14000 en Afrique équatoriale française.


2.Le bilan du recrutement :

Plus de 275 000 soldats indigènes ont servi dans l'Armée coloniale. A la fin de la guerre en novembre 1918, leurs pertes totales s'élevaient à 28 700 morts et 6 500 disparus.


IV- Les indigènes pendant la seconde guerre mondiale:

Durant la seconde guerre mondiale, l’armée française compte 350 000 soldats indigènes dont 134 000 Algériens, 73 000 Marocains, 26 000 Tunisiens et 92 000 soldats d’Afrique Noire. Les Indigènes sont originaires de différents pays qui forment les colonies françaises et qui se situent en Afrique du nord (Algérie, Maroc, Tunisie) et en Afrique sub-saharienne.
Les soldats algeriens sont regroupés en régiments de tirailleurs algériens (R.T.A°). Les régiments de tirailleurs algeriens étaient des unités d'infanterie formées en Algérie, Ils appartenaient à l’armée de terre française et on en comptait 19.
Les soldats algériens contribuent aux titres de gloire de l'armée française. Ils participent aux differentes étapes de la libération de l'Europe.Ils constituent la majeure partie de l’infanterie, et sont donc les plus exposés dans les combats. Malgré le peu d’entraînement qu’ils ont, les soldats algeriens font preuve de qualités militaires d'efficacité et de bravoure dans des batailles dures et sanglantes ou ils enfoncent les défenses allemandes avec courage et honneur .
Les tirailleurs algeriens participerent aux combats les plus durs et les plus meurtriers de la seconde guerre mondiale dont on peut citer:
- La bataille du Mt Cassino- la libération de Marseille & Toulon- La bataille des Vosges- La libération de l’Alsace- La conquête de l’Allemagne
A la fin de la seconde guerre mondiale, parmi les 409 000 troupes mobilisés d’Afrique du Nord, on estime que 11 200 soldats ont été tués ,morts au combat pour la France .Pour finir et comme a dit un jour l'ex sénateur Gaston Monnerville:
"Sans l'Empire, la France ne serait qu'un pays libéré. Grâce à lui, elle est un pays vainqueur."

Sources:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tirailleurs_algeriens



Yanis N- Nassim - William et Djébril


5 commentaires:

massi a dit…

mon grand pere s'appel boudhane cherif.il a participé a la premiere guerre mondiale . je veux savoir s'il figure sur la liste des soldats qui ont participé à CETTE GUERRE.

mimi a dit…

mon grand pere est mort a larme en 1926 son nom chehih mohamed esquil est inscrit dans les registre

Adama Kader a dit…

Mon pere a fait la guerre d'indochine et il a survecu, je n'arrive pas a trouver son nom dans lea bases de donnees. Merci si vous pouvez aider

YOUCEF OUSAADI a dit…

mon grand père a été mobilisé par l'armé Française pendant la guère d'Indochine, il a survécu mais il est décédé en 2002, prière de m'aider à trouver son nom, dans vos bases de données. cordialement

malakoff73 a dit…

bonjour,
hacene kontabli
naissance mentionnes sur le registre d’état civil dit européen d’Algérie aux ANOM
16/12/1891 saint-eugene/Alger
dcd:28/08/1927 Alger centre
inscrit maritime mentionnes sur le répertoire SHD TOULON inscrit provisoire quartier maritime d’Alger 21p056 registre 247 celui-ci manquant
je cherche son dossier militaire
réponses:PAU/VINCENNES/CAEN/TOULON/ANOM toutes négatives
pourriez vous m'aider s'il vous plait.

merci