mardi 8 janvier 2008

la conquête de 1830 à 1901

I. Le Coup d'éventail :

( le début du message)

II. Les premières étapes de la Conquête de L'Algérie de 1830-1847 :



En Janvier 1830, la décision est prise de lancer, avec ses propres forces, une expédition contre la Régence… Officiellement, il s'agissait de venger l'affront fait au pavillon français. Ainsi, sans véritable conviction ou doctrine coloniale établie, sans intérêt économique avéré, les préparatifs furent menés a bon train.



Le 16 mai 1830, de Toulon, part une flotte de navires



Le corps expéditionnaire ( 37.000 hommes / 600 navires commandés par le Ministre de Guerre lui-même, M. de Bourmont) débarque le 14 juin 1830 dans la Baie de SIDDI FERRUCH.





Le 18 juin, au soir, une armée menée par le neveu du dey, l’Agha Brahim attaque le corps expéditionnaire sur tous les fronts.



Après une suite d’attaques victorieuses, l’armée française réussit assez facilement a atteindre Fort l’Empereur, la principale place forte d’Alger le 4 juillet, sur les hauteurs d'Alger. La chute de la forteresse livra la ville aux français.

Le 5 Juillet, Le dey d'Alger Hussein appose son sceau sur la Convention qui livre Alger aux français à DJENANE El-Raïs - dite plus tard " la ville du traité".



M. De Bourmont passera la nuit dans le lit du Dey.




Puis la conquête française commence.



Après la prise d'Alger, Polignac avait pensé convoquer une conférence internationale pour régler les intérêts de l'Europe :il négociait par ailleurs la remise d'Alger au gouvernement OTTOMAN, en échange d'un accroissement des concession françaises et de l'occupation de Bône. Au même moment, les troupes françaises s'emparaient de Bône et d'Oran. Une tentative contre Blida se soldait par un échec mis sur le compte d'une trahison turque…



La révolution de 1830 marque le temps des incertitudes. La Monarchie Orléaniste qui considérait, à juste titre, l'État major de l'Armée d'Afrique comme peu sûr, fut d'abord favorable au rembarquement mais recula ensuite par crainte des réactions de l'opinion publique… qui oscillait entre inquiétude et orgueil face au succès de l'expédition.





La période qui suit la disparition du régime turc est caractérisée par le désordre général en Algérie. Les Généraux Gouverneurs improvisent leur politique au gré de leurs tempéraments. Dans l'anarchie qui submerge le pays, les chefs et les notables musulmans cherchent une direction et un Maître.



En 1834, deux pouvoirs s'affirment. Dans le Constantinois, le bey Hadj Hamed s'est maintenu. Il assure l'ordre par la violence et négocie avec Français et Ottomans. A l'ouest, un jeune marabout, Abd El Kader s'est fait reconnaître à 24 ans comme "Sultan des Arabes" par quelques tribus de la région de Mascara.



III. La seconde phase 1847-1901 :



Commandant de la place d'Oran, le général Desmichels négocia alors avec l'émir de Mascara Abd el-Kader un traité qui fit du jeune chef arabe le porte-parole de la plupart des populations de l'ouest algérien, un statut qui rendit rapidement dangereux ce jeune chef, investi du prestige que lui valait sa réputation d'être un descendant du Prophète. La destruction, en juin 1835, d'une colonne française au défilé de La Macta et la mise à sac de Mascara à titre de représailles marquèrent alors le début d'une guerre qui ne pouvait se terminer que par la défaite totale de l'un des deux adversaires. L'échec de l'action lancée en novembre 1835 contre Constantine conduisit cependant à la conclusion, l'année suivante, du traité de La Tafna qui reconnaissait à Abd el-Kader le contrôle de fait de l'arrière-pays d'Oran et d'Alger. La conquête très difficile de Constantine en octobre 1837 et la création du port de Philippeville dissimulaient mal la fragilité de la position française alors que le traité de La Tafna n'était pour Abd el-Kader qu'une trêve préludant à la reprise de la guerre sainte contre l'envahisseur. La lutte reprit donc en 1839 mais les colonnes mobiles organisées par le général Bugeaud finirent par avoir le dessus sur un adversaire privé de points d'appui solides. Réfugié au Maroc, l'émir parvint à entraîner le sultan contre les Français mais la victoire de l'Isly (4 août 1844) et le bombardement des ports de Tanger et de Mogador obligèrent le souverain chérifien à traiter et à se désolidariser d'un allié bien encombrant. Revenu en Oranie mais constamment traqué par les troupes françaises, l'émir se rendit au duc d'Aumale le 23 décembre 1847. La logique de l'expansion avait balayé le projet d'une simple occupation restreinte et des colons encore peu nombreux commençaient à s'installer quand la Révolution de 1848 puis l'établissement du Second Empire vinrent ouvrir une ère nouvelle dans la toute jeune histoire de l'Algérie française.



Avec la chute de la dernière grande résistance que constituait l’émir Abd El Kader, celle-ci se fait de plus en plus vite, ainsi, la révolte kabyle Mokrani de 1870 est vite matée dans le sang. S’en suivit une rapide conquête du sud de l’Algérie, les dernières grandes villes que sont Laghouat, d'Ouargla et de Touggourt, a résister sont occupées sans grande difficulté entre 1852 et 1854, par contre les prises des les oasis du Mzab et d’Ain Sera n’intervinrent qu’en 1881-1882, celle d'In Salah et du Touat qu'en 1900-1901. Il fallut aussi attendre la liaison établie en 1900 entre Alger et le Tchad par la mission Foureau Lamy et le combat de Tit – qui marqua, en 1902, la fin des résistances touarègues dans la région du Hoggar – pour que soient enfin soumis les immenses territoires du Sud, ce Sahara auquel devaient s'attacher les noms de Duveyrier, de Flatters, de Laperrine et de Charles de Foucauld.





2) Les différentes politiques de colonisation :



I. La Politique indigène jusqu'en 1847 :



Les premiers gouverneurs instituent un Bureau Arabe animé d'abord par La Moricière de 1833 à 1834 qui se transforme en Direction des Affaires arabes confiée à Pélissier de Reynaud de 1837 à 1839. Les successeurs de Valée se contentent d'étendre ces formules à l'ensemble de l'Algérie conquise. Le nouveau directeur des Affaires arabes de 1841 à 1847 est Eugène Daumas qui a étudié l'organisation d'Abd el Kader. Il convertit Bugeaud au système du gouvernement indirect confié à des chefs arabes appartenant à la noblesse militaire ou religieuse.



II. La Colonisation sous Bugeaud :



De 1830 à 1840, la colonisation est libre, voire anarchique. Après la prise d'Alger, les hommes coupent les forêts et tentent d'accaparer les terres. Le Général Bugeaud rêve d'une colonisation militaire et collectiviste mais ses projets sont rejetés. Bugeaud est d'abord hostile à toute colonisation rurale, puis il se met à rêver de colons à la romaine. Il fait une campagne publicitaire en France et à l'étranger. L'offre de concessions suscite un véritable engouement : les concessionnaires arrivent de France, de Suisse, d'Allemagne, par groupes d'un même village ou d'une même ville. Presque partout les colons sont consternés de ce qui les attend. Tout manque, à commencer par le logement. Il faut loger sous la tente ou dans des baraques rudimentaires. Les colons mangent dans des gamelles. Femmes et hommes travaillent ensemble. La dysenterie, ainsi que de terribles fièvres déciment adultes et enfants. L'alcool est un facteur aggravant. Les légitimistes qui refusent la Monarchie de Juillet sont ceux que Bugeaud appelle narquoisement "les colons à gants jaunes". Les pionniers vont de l'avant, recherchent un contact pacifique et amical avec les Indigènes. Des colonies militaires sont instituées à trois reprises: toutes ont échoué. La colonisation est fondée sur la création de villages et la concession gratuite de lots individuels. La colonisation est assistée par l'armée. Cette dernière ouvre des routes, construit des villages, entreprend le défrichement, réussit assez bien : de 1842 à 1845 trente-cinq centres sont créés, 105 000 ha concédés. Les immigrants affluent : 46 180 arrivées en 1845 et 1 882 demandes de concessions. Au départ de Bugeaud, on compte environ 15 000 colons ruraux et une population totale de 109 400 Européens, dont 47 274 Français. Dès le 15 avril 1845, une partie du territoire est assimilée au régime de la métropole.



Après avoir soumis les oasis de Laghouat en 1852, de Touggourt et de Ouargla deux ans plus tard, pacifié la Petite Kabylie, il reste à soumettre la Grande Kabylie. Le Général Randon s'y emploie. Le 16 Juillet 1857, l'Algérie est française. De 1852 à 1858, les militaires ont à nouveau toute latitude pour gouverner l'Algérie selon leurs vœux. Le Maréchal Randon s'occupe beaucoup de la colonisation. 56 villages sont construits de 1853 à 1859. Il essaie d'encourager l'initiative privée et l'apport de capitaux. La colonisation libre progresse remarquablement. Les conditions de vie restent très sévères. Les Alsaciens se regroupent à Bled-Touaria, à Aïn-Sultane. On retrouve deux groupes : un alsacien et un varois. Au fur et à mesure des défections, les concessions reviennent à des Français et des Espagnols, déjà installés dans le pays et endurcis.



III. Napoléon III et sa Politique Arabe :



Napoléon III décide de rétablir le régime antérieur et renforce les pouvoirs du gouverneur. Le gouvernement et l'administration sont à nouveau centralisés à Alger aux mains d'un gouverneur général. L'Empereur touche très vite au cœur de la question : le problème des terres. Il découvre que l'Algérie n'est pas l'Amérique. "Égalité parfaite entre les Européens et les Indigènes, il n'y a que cela de juste, d'honorable et de vrai" s'enthousiasme Napoléon III. Il envisage la solution suivante : aux Indigènes, les terres, aux Européens le commerce et l'industrie. La religion musulmane devient l'objet d'un respect sincère qui se manifeste par la construction de nouveaux édifices religieux. Les Bureaux Arabes restaurent l'enseignement musulman et un conseil supérieur de droit musulman est institué pour l'interprétation de la loi coranique. En 1865, L'Empereur fait proclamer par un sénatus-consulte que le Musulman est Français, l'égal des Français. Il a désormais la possibilité d'accéder aux emplois civils et militaires et sur sa demande, d'obtenir sa naturalisation. La politique impériale freine le développement rural. Napoléon III préfère l'action de grandes compagnies financières à la colonisation individuelle et privée. En 1853, il autorise une association de banquiers suisses, la compagnie genevoise, à coloniser les environs de Sétif. Présidée par le Comte Sauter de Beauregard, elle se voit attribuer 20 000 hectares de terres cultivables. En 1864, une deuxième compagnie se réserve la plaine de l'Habra et de la Macta. Baptisée Société de l'Habra et de la Macta, elle reçoit 24 100 hectares et s'engage à construire un barrage de 30 000 000 m3, un réseau d'irrigation et envisage l'assèchement de la plaine de la Macta. En 1868, enfin, la Société générale algérienne décide de financer des travaux de colonisation et achète 100 000 hectares de terres situées dans les trois provinces de l'Algérie, au prix de un franc de rente par hectare, payable pendant 50 années. Mais les résultats ne sont pas une réussite, les compagnies se bornent à louer leurs terres à des indigènes et non à y établir des colons.





Conclusion :



Nous avons vus enfin que l’Algérie a été conquise en plusieurs phases, la plus grande partie de l’ancienne régence ayant été prise dans les 10 premières années suivant le fameux débarquement du 18 Juin, les gouvernements et les régimes qui se succèdent ne changèrent pas vraiment les plans originaux de la compagne dressés au temps de Napoléon premier.



A la conquête militaire succéda la conquête Civile, des français ou des immigrants de toute l’Europe qu’ils soient opposants politiques ou simples aventuriers en quête de richesses que la nouvelle colonie (qui deviendra département français ) est la seule a offrir alors, vont s’installer progressivement dans l’optique d’une colonie de peuplement, et vont constituer un nouveau peuple qui va progressivement développer un sentiment nationaliste de plus en plus marqué.



Sources :



Fr.wikipedia.org/wiki/Conquête_de_l’Algérie



www.pieds-noirs.org/histoire/memoire.htm



pagesperso-orange.fr/felina/doc/alg/malet_isaac.htm



membres.lycos.fr/barbariecoloniale/



http://www.cosmovisions.com/ChronoAlgerehtm




Sofiane et Farid