jeudi 3 avril 2008

Les mouvements nationalistes algériens


Organisation du FLN

Le FLN accueil tout algérien qui se reconnaît dans ce mouvement, décrit par d’anciens résistants plus comme un désir d’indépendance patriotique que comme un véritable mouvement nationaliste. Le résistant qui veut s’y engager doit payer la cotisation patriotique (itchirâk). Au début, très peu d’hommes s’engagent dans l’association, mais début 1958, le FLN compte tout de même environ 40 000 hommes. Le FLN a eu la capacité d’unir en son sein la grande majorité des partis politiques algériens (des centristes du MTLD aux oulémas de l’UMDA en passant par les communistes du PCA) ; ces divers ralliements s’effectuèrent entre 1955 et 1957 sous la direction de Ramdane ABBANE.
C’est ce même personnage qui est à l’affiche du congrès de la SOUMMAM (en août 1956) d’où se dessinèrent des institutions : le CCE (Comité de Coordination et d’Exécution) qui représentait alors l’exécutif renommé en 1958 GPRA (Gouvernement Provisoire de la République Algérienne), ainsi que le CNRA (Conseil National de la Révolution Algérienne) qui constituait le pouvoir législatif.

Pour certains, le FLN constituait aussi [et surtout] une idéologie, qui devait formé un grand corps unanimiste et au dessus des partis politiques qui le composait.

Durant le congrès de la SOUMMAM, fut établit un règlement de l’ALN, avec des hiérarchies, des grades, des décorations ainsi que des serments de combattants, parfois repris sur le système militaire français de l’époque.

Le FLN est devenu le symbole du nationalisme algérien durant la guerre d’Algérie surtout par son discours populaire et sa prise d’avantage (au niveau de son influence et de son pouvoir) sur les rivaux messalistes du MNA.

Cependant, pour des résistants du FLN, il y avait à la fois plusieurs FLN au sein du FLN (en fonction des différents idéaux qu’il pouvait contenir) mais aussi plusieurs FLN à travers les différents types d’action que le Front pouvait effectuer (le FLN maquisard de l’ALN, le FLN politique de la SOUMMAM, le FLN policé du colonel LOTFI, le FLN « stalinien » et brutal de BOUSSOUF et BOUMEDIENNE).

Source : tirée d’une interview avec Gilbert MEYNIER du 10 avril 2005




Insurrection et Nationalisme Algérien durant
la Guerre d’Algerie

La lutte pour l'égalité des droits est engagée depuis longtemps par des intellectuels, et en particulier par le mouvement des oulémas.
Le recours au combat est initié par le « Front de libération nationale » (FLN), une organisation nationaliste algérienne basée en Algérie et à l'extérieur.
Le FLN commence ses actions en 1954, seulement deux ans avant que la Tunisie et le Maroc obtiennent leur totale indépendance par la négociation
(la Tunisie et le Maroc n'étaient pas des colonies mais des protectorats).
Quelques hommes politiques français d'extrême gauche appelés les « porteurs de valise », soutinrent ce mouvement (envoi d'armes et d'argent).

Dès 1954, le combat armé pour l'indépendance de l'Algérie par le FLN se traduit par des actions contre les populations civiles d'origine européenne ainsi que par une guérilla, des maquis et des affrontements avec l'armée française, qui comprend également des unités de supplétifs musulmans appelés « Harkis » (cf. Harkis pendant la guerre d'Algérie).

Minoritaire au début, le FLN utilise la terreur (menaces de mort pour les « traîtres ») pour contrôler les populations civiles musulmanes, qui sont ainsi très tôt prises pour cibles dans des attentats ou des massacres comme à El Halia, en août 1955, et pour susciter chez les européens des répressions qui écarteront définitivement les deux communautés.
L'historien Omar Carlier note que « de 1955 à 1958, plusieurs milliers d'hommes sont tombés, et davantage encore ont été blessés, en France et en Algérie, dans l'affrontement entre le Mouvement national algérien (MNA) et le FLN, cependant que d'autres sont morts dans les combats qui ont opposé le Parti communiste algérien (PCA) et le FLN. ».

Les représailles de l'armée sont extrêmement dures : on a pu noter ainsi le recours quasi-systématique à la torture pour des opérations de renseignement anti-terroristes (prévention des attentats), notamment au moment de la bataille d'Alger (1957).


L’appel au peuple algérien
Le 1er novembre 1954, le Secrétariat général du Front de libération nationale diffuse un appel radiophonique destiné « au peuple algérien » et écrit afin d'« éclairer sur les raisons profondes qui [les] ont poussés à agir en […] exposant [le] programme [du FLN], le sens de [son] action, le bien-fondé de [ses] vues dont le but demeure l’indépendance nationale dans le cadre nord-africain. ».
Il décrit son action comme « dirigée uniquement contre le colonialisme, seul ennemi aveugle, qui s’est toujours refusé à accorder la moindre liberté par des moyens de lutte pacifique. ».
Le FLN exige donc que les « autorités françaises […] reconnaissent une fois pour toutes aux peuples qu’elles subjuguent le droit de disposer d’eux-mêmes » sans quoi il annonce « la continuation de la lutte par tous les moyens jusqu’à la réalisation de [son] but […] la restauration de l’État algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques. »

Les différents nationalistes algériens :

Le FLN (Front de Libération National) a été crée le 10 novembre 1954 et était destiné à la conquête de l'indépendance du peuple algérien souverain à part entière. Les principaux leaders de se groupe étaient Larbi Ben M'HIDI ou encore Ahmed BEN BELLA.
Cet organisme de résistance est issus du courant nationaliste "Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques" (MTLD).
Il existe cependant trois courants différents du nationalisme et surtout de la résistance algérienne :
_Les Oulémas (qui se reposent sur le Coran et l'ISLAM).
_Les Modernistes qui sont des intellectuels et des personnes de professions libérales qui revendiquent des voies légales pour manifester leur volonté d'indépendance.
_Les révolutionnaires (comme Ben Bella, ...) qui revendiquent les actions de violences et les attentas pour manifester leur envie d'indépendance.
_Il y avait également, tout au début de la résistance algérienne, le groupe des « évolués » ou « Jeunes Algériens », qui croyaient à l’assimilation des Algériens dans la société Française avec même une suppression pure et simple du statut de musulman par l’autorité Française.

Le mouvement du FLN (dont la branche armée se nomme Armée de Libération Nationale), était notamment de courant révolutionnaire.
Le Comité Révolutionnaire pour l'Unité et l'Action (CRUA) est un autre groupe pour l'Algérie indépendante.


Source : wikipedia.com


Travail réalisé par Geoffrey et Rémi